Bière Rochefort 8 33cl

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€4,90
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Bière Rochefort 8 33cl

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Épuisé

À l'instar de Chimay et d'Orval, autres abbayes trappistes des Ardennes, Rochefort doit une grande partie de son charme à son cadre. L'abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy est un havre de paix aux portes du monde moderne.

Rien ici ne vient vous distraire d'un rythme de vie fait de travail manuel, de prière et de sommeil, exactement comme le prêchait saint Benoît.

La bibliothèque, le réfectoire, la salle de lecture, le cloître, et même la brasserie… tout ici respire la simplicité et la sérénité. Rien ne laisse deviner le passé tumultueux de l’abbaye.

Tout a commencé paisiblement en 1230 avec la création du Secours Notre-Dame. Le comte de Rochefort, Gilles de Walcourt, et son épouse fondèrent ce couvent à un kilomètre et demi de la ville de Rochefort.

Ce n'est qu'en 1464 que Rochefort accueillit les moines cisterciens, dans le cadre d'un échange religieux. Ils cédèrent l'abbaye de Félipré, près de Givet, aux religieuses et s'installèrent à l'abbaye de Rochefort. Puis vint l'assaut. L'abbaye fut d'abord détruite par les armées protestantes en 1568. Ce fut ensuite au tour des troupes de… ( L'abbaye de Rochefort)
Lorraine, qu'elle avait pillée en 1650. L'abbaye fut rapidement reconstruite, mais l'église et les bâtiments de l'abbaye furent à nouveau démolis pendant la Révolution française.

En 1797, les biens restants de l'abbaye furent confisqués. Ce n'est qu'en 1887 que les moines reconstruisirent leurs édifices religieux.

Mais le nouveau complexe trappiste ne retrouva officiellement son statut d'abbaye qu'en 1912. Malgré tout, les moines s'efforcèrent de maintenir la production de bière. Des archives indiquent que le brassage y était pratiqué depuis 1595. Cette tradition brassicole, initialement destinée à la seule consommation des moines, prit fin brutalement pendant la Révolution française. L'armée française occupa la région et l'abbaye fut pillée par les habitants.

Le réfectoire reconstruit fut remis en service en 1899. Frère Zozime, originaire de Dongen (aux Pays-Bas), fut le premier de la nouvelle lignée de maîtres brasseurs. Plus tard, le Père Dominique devait suivre des cours de brassage à l'Université de Louvain afin de maîtriser la qualité, réputée instable, de la bière brassée.

Puis la guerre éclata à nouveau – la Première Guerre mondiale atteignit l'abbaye en 1918. Les occupants allemands retirèrent les éléments en cuivre de la brasserie et la production fut une fois de plus interrompue pendant un certain temps.

Après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les bières de Rochefort perdirent en popularité face aux bières de Chimay, plus connues (et plus régulières), un élan de solidarité se manifesta. Les trappistes de l'abbaye de Chimay décidèrent d'aider leurs confrères moines à améliorer la qualité de leur bière.
Declerck de Louvain, qui a posé les fondements des bières Chimay modernes avec son frère Théodore, conseilla aux moines de modifier leurs méthodes de production, d'imposer des contrôles microbiologiques et de prêter davantage attention à l'hygiène.

C’est donc avec l’aide de Chimay que les moines de Rochefort mirent au point les recettes de bière actuelles. Frère Théodore de Chimay fut chargé de sélectionner et d’isoler les premières souches de levure. Cependant, cette levure s’avéra peu performante à Rochefort et fut donc remplacée par une variété provenant de la brasserie Palm. Dans les années 1950, la bière blonde « de réfectoire » fut rejointe par les Rochefort 8 et 10, plus fortes.

Le succès ne tarda pas à suivre, et depuis, Rochefort s'est taillé une place de choix sur le marché trappiste. Mais malgré tous ces succès et distinctions récents, l'histoire de Rochefort est loin d'être terminée.

L'abbaye a récemment fait la une des journaux pour de mauvaises raisons : un incendie s'est déclaré en 2010, heureusement rapidement maîtrisé. Mais aujourd'hui, l'abbaye doit se battre pour la préservation de la source de Tridaine, une source d'eau essentielle à la fabrication de sa célèbre boisson.

Le ruisseau est menacé par des fouilles menées par le propriétaire d'une carrière voisine. On craint que ces travaux n'en modifient le cours. Les moines s'inquiètent des conséquences néfastes que cela pourrait avoir sur la qualité de l'eau utilisée pour la fabrication de leurs bières, très appréciées.

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